Lundi 25 avril 2011
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Le retour de l’écologie politique
C’était la première fois que j’étais candidat à un scrutin uninominal. Sur le terrain, notre organisation a pu faire une campagne dynamique en exprimant des thèmes de campagne clairs et un
programme, cela sans promesses exagérées ni démagogie. Cette candidature marque aussi le retour de l’écologie politique dans notre canton après 19 ans d’absence (10 ans si l’on considère la
cantonale partielle de 2001).
Un score honorable pour Europe Ecologie
Ma candidature est le début du développement de l’écologie politique à Garges. Avec 7% des suffrages exprimés, je considère qu’il s’agit là d’un score honorable qui indique que l’intérêt des
Gargeois pour l’écologie est réel mais qu’il faut continuer à développer plus sérieusement ses thèmes (environnement, transports en commun, santé, égalité, nouveaux modes de production et de
partage des richesses, emplois non délocalisables).
La gauche majoritaire à Garges sans leadership crédible
Une fois de plus, ce scrutin prouve, s’il en était besoin, que l’électorat Gargeois est à gauche. Cependant, les cinq candidatures de gauche montrent qu’il n’y a pas encore de leadership
incontestable et fédérateur. Le score important et remarquable du candidat socialiste (qu’on ne peut que souligner quand on a l’esprit sportif…) est à relativiser quand on le replace dans le
contexte national et départemental (moins qu’à Gonesse, Ecouen, Sarcelle SO, Sarcelles NE, Magny et Saint-Ouen-l’Aumône). Par ailleurs, sa victoire au second tour n’a pu avoir lieu qu’avec un
report total des autres candidats de gauche (dont moi-même), ce qu’il semble déjà avoir oublié en parlant de « victoire écrasante du parti socialiste » (ce qui pourrait prêter à sourire
si on oubliait le basculement de majorité au conseil général). La gauche aurait bien besoin d’esprits plus fédérateurs…
Fin de carrière pour Lefèvre : crise de succession au sein d’une droite gargeoise affaiblie
Âgé de 71 ans aujourd’hui, il ne fait plus de doute que cette élection était la dernière pour Maurice Lefèvre. Pour autant, sa défaite au second tour face à Mokhtari n’a pas
d’impact immédiat sur la vie politique locale et ceux qui avaient confondu cette cantonale avec une municipale font déjà face à quelques déceptions. En revanche, à plus long terme, cette défaite
affaiblit la droite qui affronte à la fois son recul électoral et une crise de succession que je crois déjà ouverte.
L’assèchement du clientélisme
Le PS local affronte lui aussi sa propre crise. Elle est certes silencieuse et larvée mais la perte de la majorité au conseil général prive militants et sympathisants des moyens dont ils
disposaient pour gagner des voix.
Paradoxe : le gagnant est-il ailleurs ?
En fait, c’est le grand paradoxe de cette élection au mode de scrutin compliqué : le gagnant de cette élection n’était pas candidat le 20 mars dernier. Il s’agit, me semble-t-il, de Michel
Montaldo. Elu sur le canton Ouest en 2008, il a bénéficié du basculement de majorité en devenant Vice-Président du conseil général. Ses déboires aux dernières municipales, sa récente nomination
et la crise de succession à droite l’avantagent de manière évidente pour diriger la droite locale aux élections municipales de 2014. Deux points d’incertitude cependant : son positionnement
vis-à-vis de la dissidence de Borloo ; la couleur politique du gouvernement qui s’installera en 2012 et qui aura bien assez de deux ans pour faire les premières déceptions.
Et après ?
Cette élection déplace les rapports de force mais ne marque pas forcément une nouvelle donne politique locale. Il y a des risques et des opportunités à droite et à gauche avec un avantage pour
cette dernière si elle parvient à résoudre son problème de leadership. En attendant, de notre côté, nous allons continuer à travailler nos thèmes sur le terrain et nous préparons dès à présent à
la construire une gauche de projet.
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